Hoi An est une petite ville pittoresque du centre du Vietnam et vraiment très jolie avec ses shop-houses de style chinois, ses très anciennes maisons en bois. D’influence chinoise, coloniale et même japonaise en lien avec l’histoire du pays, cette petite ville est une miraculée des 30 ans de guerre, car elle n’a jamais été bombardée. Hoi An est donc un témoignage assez unique du passé, classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Elle attire ainsi de plus en plus de visiteurs (il faut dire que le Vietnam lui-même voit sa fréquentation touristique grandement augmenter d’année en année). C’est ainsi qu’à chacun des mes passages, je vois la multiplication des hôtels, des boutiques, des restaurants… Et toujours plus de touristes dans la vieille ville.
Mais, comme dans tout lieu touristique finalement, les sentiers moins fréquentés ne sont jamais bien loin. Encore faut il savoir les trouver… Ce fut donc un des objectifs de notre séjour ici. C’est ainsi que, toujours sur notre petite motorbike, nous partîmes quadriller le secteur… Enfin, en motorbike pas seulement, mais c’est un bon outil pour le repérage.
Nous avons tout d’abord testé une ballade dans la campagne à vélo, accompagnée par des étudiants désireux de pratiquer leur anglais. Embarquement sur le ferry local, où montent les gens mais aussi motos et vélos pour passer sur une petite île en face de Hoi An.
Nous découvrons une campagne paisible où chacun vaque à un tas d’occupations artisanales comme la fabrication de nouilles de riz, le tissage de nattes, la sculpture sur bois, la fabrication des bateaux… Très intéressant. Ce fut également l’occasion d’échanger avec ces étudiants sur leur propre vie, leur poser des questions et répondre aux leurs. Un véritable échange vraiment enrichissant pour tous. Exactement ce que j’aime vivre en voyage et ce que je recherche pour mes voyageurs !
Ce soir là, nous résidons en homestay dans une famille dans un quartier résidentiel mais rural de Hoi An. Nous sommes accueillies chaleureusement par nos hôtes et leurs deux enfants. La maison est très agréable, très propre et la chambre parfaite avec une salle de bain attenante. Le soir, un repas fabuleux nous attend avec 5 plats différents, tous aussi délicieux les uns que les autres. Une vraie bonne formule d’hébergement proche des gens. Rien à voir avec l’hôtel. J’adhère complètement à ce concept de regroupement de familles dans une sorte de réseau de homestays. Je suis très contente de ma « trouvaille » en plus d’avoir pu vivre moi-même cette expérience.
Le lendemain, je planifiais une sortie en mer, car Hoi An est au bord de la mer. Mais celle-ci est trop agitée et aucun bateau ne sort. Je décide donc d’aller voir à quoi ressemblent maintenant les plages environnantes. Les chantiers vus ou pressentis lors de mon dernier passage sont désormais sortis de terre. Le plage sauvage connue dans un lointain passé, puis revue en situation intermédiaire, est désormais complètement aménagée. Elle n’en reste pas moins agréable car très large. Nous roulons jusqu’à une autre plage, qui se trouve encore dans une situation intermédiaire avec quelques restaurants mais encore peu d’aménagements autour. Si le développement se poursuit à cette vitesse, elle deviendra comme l’autre sous peu de temps.
Au retour, je fais un crochet par la campagne dans un village maraîcher. Ici tout est paisible, les paysans s’activent dans les jardins qui sont entretenus de manière impeccable. Des paysans nous saluent, et nous échangeons quelques mots pendants qu’ils repiquent leurs petits oignons. Puis nous rejoignons Hoi An en traversant les rizières, croisant des vieilles femmes gardant les vaches, et les enfants à vélo rentrant de l’école. .La vie au Vietnam à la campagne, et ce à deux pas de la cohue touristique du centre de Hoi An.
Nous rentrons à notre maisonnette dans le centre ville. Cette fois, nous ne sommes ni à l’hôtel, ni chez l’habitant, mais dans une maisonnette qui nous a été prêtée par Phong, une des leaders du groupe d’étudiants volontaires. Elle travaille maintenant à son compte en tant qu’agent de voyage local. Elle est très sympathique en plus d’être compétente, et parle français et anglais. Un contact qui me sera très utile à l’avenir. Nous sommes toutes deux contentes de cette perspective de collaboration. Cela fait deux jours que nous ne donnons nos passeports à personne, ce qui signifie que l’on peut se passer de nous déclarer au bureau de police du quartier. Visiblement les procédures s’assouplissent, c’est de bonne augure.
Demain nous prenons la route vers le nord, pour Hué. Il est temps de quitter Phong avec un petit pincement au cœur. Grâce à notre travail nous resterons en contact.
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